La Petite Côte
est la région la plus catholique du Sénégal avec un grand nombre
d'églises, chapelles et missions.
Mbour la capitale, à 80 km au sud de Dakar, est
un port de pêche de 4.000 habitants marqué par le tourisme et qui attire
de nombreux amateurs de pêche au gros. Dans ses eaux abondent, espadons,
marlins, thons, barracudas, requins ...
A voir à Mbour, tous les week-end du mois de
septembre, la fête des circoncis Mandingues quand le Kankourang envahit
la ville, de nombreux Mandingues y sont installés depuis la fin du 19ème
siècle. Dans leur tradition le Kankourang, personnage mythique recouvert
d’écorces rouges d’un arbre appelé fara, parcourt les rues en
terrorisant la population pour protéger les jeunes circoncis pendant
leur initiation. Le Kankourang représente un protecteur contre les
mauvais esprits.
Pendant l’initiation traditionnelle Mandingue,
qui avait lieu de la mi-juin à la mi-septembre, les non initiés étaient
isolés et pris en charge par les initiés, Kingtang. La sortie et le
retour au village étaient accompagnée par la danse des feuilles, le
Djambaadong. Pendant leur retraite, trois mois sous la protection du
Kankourang, avait lieu la circoncision et le rituel du Samaso, activité
éducative qui avait pour but la transmission des valeurs, le respect des
anciens, l’humilité, le courage ...
A 5 km au nord de Mbour se trouve Saly Portudal,
la plus grande station balnéaire du Sénégal créée dans les années 80.
Les nombreux hôtels et centres de vacances de Saly ont accueilli plus de
200.000 touristes en 2004.
Au nord de Saly, le village touristique de La Somone est apprécié pour
sa magnifique lagune bordée de palétuviers et sa réserve ornithologique
où viennent nicher hérons, aigrettes, pélicans ... Le tourisme bien
intégré n’a pas bouleversé cet authentique village de pêcheurs Lébous.
La Somone
(où se trouve notre agence Touré Boye
Immobilier)
fait partie de cette portion de côte balnéaire comprenant également Saly
et Ngaparou. Les hôtels et campements y sont évidemment innombrables.
Les résidences ont également poussé un peu partout. La zone est
néanmoins plus tranquille que celle de Saly et les plages, de par la
clarté de l’eau et de la superbe lagune, sont les plus belles de la
Petite Côte. Restaurants et petites boutiques ont fleuri à droite à
gauche au gré des constructions de résidences de luxe.
Cette floraison du domaine résidentiel a
accompagné un développement des services et loisirs qui auparavant
étaient concentrés sur Saly : on y trouve désormais autant des gros
magasins d'alimentation que des loueurs de quads.
C'est le "Club du Baobab", installé au bord de
la lagune qui le premier s'est installé massivement dans la zone à une
époque où il n'y avait pas grand-chose dans les environs. Aujourd'hui,
la lagune de la Somone, outre la beauté de ses eaux claires serpentant
entre les bancs de sable de grè des marée, constitue un écosystème
d'exception qu'il faut protéger. Elle a d'ailleurs été classée "réserve
naturelle" afin d'en préserver autant les espèces animales (et notamment
les nombreux oiseaux) que la flore et en particulier les massifs de
mangrove. Cette réserve couvre une superficie d'environ 7000ha où de
nombreux pélicans et flamants roses viennent s'ébattre.
Le sanctuaire Notre Dame de la Délivrance est à
voir à Popenguine, ville symbole des catholiques pour son pèlerinage
annuel du lundi de Pentecôte à la vierge noire. Le village est
touristique mais beaucoup plus calme et tranquille que Saly.
A visiter au Nord de Popenguine les falaises de
Toubab Dialaw de couleurs ocres qui abritent de magnifiques criques
idéales pour la baignade.
Bandia, à
20 km de Mbour, est la première réserve privée du Sénégal créée en 1990.
Sur 1.200 ha cette réserve animalière abrite au milieu des hautes
herbes, baobabs, caïlcédrats, eucalyptus, acacias, de nombreux animaux,
antilopes, gazelles, oryx, élans de Derby, cobes de Buffon, impalas,
autruches, girafes, phacochères, buffles d’Asie, crocodiles, rhinocéros,
singes …
Et une multitude d’oiseaux, hérons, francolins,
calaos, merles, aigles, vautours …
Tarifs, adulte 7.500 F.Cfa (11,50
€), enfant 3.000 F.Cfa (11,50 €), guide (obligatoire) 3.000 F.Cfa (11,50
€) par visite.
Face à la réserve de Bandia, un parc d'aventure
perché dans les baobabs "Accrobaobab" a ouvert en octobre 2004. Deux
parcours, un pour les enfants et un pour les adultes, qui permettent de
progresser d'arbre en arbre, tyrolienne, pont de singe, pirogue volante,
liane de Tarzan ...
Tarifs à la demi-journée, 15.000 F.Cfa (23 €) pour les adultes et 10.000
F.Cfa (15 €) pour les enfants.
Joal-Fadiouth, à 35 km au sud de Mbour et 115
km de Dakar, est née en 1996 du regroupement de trois villages Sérères,
Joal, Fadiouth et Ngazobil.
La commune, de 5.000 ha pour environ 35.000
habitants, représente le premier lieu de pêche artisanale en nombre de
produits halieutiques débarqués, le tiers de la production Sénégalaise.
L’agriculture, riz, mil, niébé, arachide, a
aussi beaucoup d’importance malgré que la moitié des terres sont
constituées de tannes, des terres rendues incultes par les eaux salées.
Joal, qui se situe sur une presqu’île
sablonneuse entre la mangrove et la forêt de Ngazobil, est la ville
natale de Léopold Sédar Senghor. Sa maison familiale est aujourd’hui le
musée Mbind Diogoye, du nom de son père Diogoye Basile Senghor qui avait
5 épouses et 41 enfants. Dans cette maison face à l’océan sont exposées
des objets et outils représentatifs de la culture traditionnelle Sérère,
et une exposition relatant le fabuleux parcours politique de ce poète,
père de l’indépendance sénégalaise, qui a fait énormément pour son pays.
A partir de Joal, l'île de Fadiouth est
accessible à pied par un pont de 600 m qui franchit le bras de mer Mama
Nguedj. Depuis 2005 un pont tout neuf remplace l'ancienne et typique
passerelle de Finio construite en 1962 en troncs de rôniers.
Cette petite île de 800 m de long, où vivent
quelques 10.000 habitants en forte majorité Sérères et chrétiens, est un
amas de coquillages entassés par les hommes depuis très longtemps, d'où
son appellation d’île aux coquillages.
Le cimetière marin, où sont enterrés côte à
côte musulmans et chrétiens, est accessible par une autre passerelle
longue de 200 m.
Au nord de l’île près de la mosquée vous pouvez
voir des greniers à mil sur pilotis, qui protégent les récoltes des
incendies et des rats.
Suivant la légende, sur l’île un grand baobab
de plusieurs centaines d’années est habité par un esprit protecteur du
village, Mama Ndagne. A côté une petite case en paille renferme le
Fangol, l’esprit d’un ancêtre qui comme de son vivant continue à faire
des prodiges après sa mort.
Tous les ans au 15 août pour l’Assomption c’est
la grande fête de Fadiouth. Pendant plusieurs jours des manifestations
culturelles Sérères sont organisées, tournois de luttes, musiques et
cérémonies Nguel.
En habits traditionnels, filles et garçons dansent le Nguel au rythme
des percussions. Face à face filles et garçons avancent lentement avant
que le rythme s’accélère.
Cette danse entre jeunes nés la même année est le symbole de l’entraide
dans une classe d’âge.
©
photos: TBI
Sources: kassoumay.com
/senegalaisement.com